Origine du teckel Comment est né le teckel ?  Chien de chasse ou de compagnie, le teckel est un chien bien à part. La preuve, il  occupe à lui tout seul le quatrième groupe dans la classification des races  canines, établie par la F.C.I 5 fédération canine internationale)! Ce petit chien à la  morphologie si particulière a connu un succès fulgurant dans les années 70, en  France et plus largement en Allemagne où sa sélection, ces 60 dernières années,  a été conditionnée par les règles strictes du codes allemand de la chasse à tir.  Doué aussi bien pour rabattre le gros gibier que pour débusquer au fond des  terriers des lièvres ou des blaireaux, le teckel est l'éternel compagnon de  l'homme. Ses origines et son histoires se confondent avec celle du teckel à poil  ras jusqu'au XVII ème siècle. Car ce n'est qu'à cette époque que les deux autres  souches -- poil long et poil dur -- ont été créées pour des usages quelque peu  différents. Aujourd'hui, on peut dire que le teckel est l'une des races canines les  plus riches:  pas moins de  dix-huit  variétés, de  trois tailles  différentes  (standard, nain  et kaninchen)  se disputent la  place dans le  coeur des  amoureux de  ce petit animal  bourré de  talent. EN FRANCE ET A L'ETRANGER Tout le long du XVIII  ème et p lus encore au XIX ème siècle, le teckel se propage  en Europe; chaque souche – poil long, poil ras et poil dur – suivant son destin  propre. En Angleterre, le teckel est reconnu dès 1873 par le kennel club (  l’équivalent de notre SCC ) et remporte en 1875 un best in show à l’exposition  canine du Cristal Palace de Londres. C’ est dans ce même pays qu‘est créé en  1881 le premier club de race, l’English Dashsund Club. Il faut dire que les  Britanniques sont particulièrement friands du teckel, à commencer par la reine  Victoria qui des teckels dès 1839. La reine poussa même son amour pour la race  jusqu’à élever un mausolée à la mort de son teckel favori.  En Allemagne, des teckels sont inscrits dès 1840 au livre des origines allemand (  Deutscher Hunde Stammbuch ). Les trois souches y sont représentées, avec  l’élevage de teckels à poil long du garde forestiers Count Zeppeling, qui à débuté  vers 1850 à Blitzenrente, et les sujets à poil ras d’E. v. Otto et d’ A. Latz. Pourtant, ce n’est que quelque dix ans plus tard que les premiers élevages allemands d’  importance réellement débuté, sous l’impulsion notamment de Wilhelm v. Dooke  d’ Osterode, l’ un de très nombreux gardes forestiers férus de teckels. Dans la  foulée, un premier standard est rédigé en 1879, qui servira, quatre ans plus tard,  à juger les teckels présentés lors de la première exposition de Berlin. C’ est à  cette occasion que Morlax v . Wardenburg de Hambourg, un teckel à poil dur  devenu célèbre depuis, fait pour la première fois son apparition. Quelques années  de plus ( en 1885) et le premier ouvrage sur les teckels est rédigé par R. Cornell,  également forestier de son état. En 1888, le comte Claus Hahn et le major Emil  Ilgner fondent le Deutscher Teckel Klub (DTK) qui inscrira dès son ouverture une  majorité de teckels à poil ras (386 à poil ras , 3 à poil dur et 5 à poil long). Après  la première guerre mondiale, cette tendance commence à s'inverser: les teckels à  poil dur émergent (2140 poil  ras contre 2514 poil dur  inscrits au livres des origines  à la veille de la seconde  guerre mondiale), avant de  céder la place au teckel à poil  long , le temps de quelques  décennies. Ce phénomène  s’explique assez facilement.  Les aristocrates allemands  avaient su, avant même le  début des guerres austro-  hongroises, faire la réputation  des teckel à poil long dans  toute l’Allemagne. Résultat,  un club de race pour les  teckels à poil long, séparé du  Deutsche Teckel Klub, naît en 1900. Jusqu’en 1972 environ,  la prédominance du poil long  ne se démentira pas jusqu’à ce que le poil dur se réinstalle définitivement au hit-  parade. Aujourd’hui, la proportion est de 483 poil ras pour 2877 poil dur et 928  poil long ( chiffres 1995).  Ailleurs, aux Etats-Unis, en Suisse et en Autriche, les teckels rencontrent le  succès à la fin des années 1870. Des clubs d’amateurs y sont créés, jusqu’ à ce  que la première guerre mondiale, sentiment anti-germanique oblige, brise net la  cote de popularité des teckels dans les pays alliés. Caricaturé par la presse, traité  de "german sausage" (saucisse allemande ), notre pauvre teckel devient le signe  ostentatoire de sentiment germanophobes en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis et  en France. Mais ce ne sera qu’une mauvaise période à passer. En France, le  teckel a très vite retrouvé ses lettres de noblesse. En1925 naît le club des  amateurs de teckels où, comme en Allemagne, les teckels à poil ras sont les plus  nombreux à être inscrits au livres des origines (en 1965, 2912 poil ras pour 633  poil long et 470 poil dur). Comme en Allemagne également, la tendance va  s’inverser et dès les années 70, les poil long et poil dur surpassent en nombre les  teckels à poil ras. (Les chiffres du livres d’origines de 1976 font état de 1784 poil  long pour 1437 poil ras et 1380 poil dur). En 1995, la situation était aussi  marquée ... mais au profit des poil dur : 2877 poil dur pour 928 poil long et 483  poil ras. Sans doute peut-on déplorer avec René Depoux le désintérêt pour les poil ras : "  Cette désaffection est une erreur à redresser ; le poil ras est le pur-sang des  teckel. Il est à la base de la formation des deux autres variétés. Dans des  souches ayant gardé le souci des qualités naturelles, il n’est pas inférieur à la  chasse aux autres variétés. C’est même lui qui porte l’aptitude à crier sur la voie,  que l’introduction d’épagneul ou de terrier dans la création de la variété à poil  long et de la variété à poil dur aurait pu faire diminuer ". Cependant, la percée  spectaculaire des teckels à poil dur n’est pas due au hasard :ces chiens se sont  particulièrement adaptés à l’évolution des pratiques de la chasse en France. Là  encore, laissons parler René Depoux : " La transformation des techniques de  chasse du grand gibier, l’introduction de la chasse sélective, le développement  des parcs de chasse de grand gibier ouvrent au teckel une clientèle nouvelle.  L’existence de parcelles importantes de maïs également… ".  Aujourd’hui encore, même si la mode n’est plus au teckel, ce petit chien reste très  aimé des Français : près de 4300 petits teckels, tous poils confondus, sont nés en 1995 sur notre sol. On est loin des chiffres allemands, mais qu’à cela ne tienne.  L’élevage français est de qualité et c’est finalement ce qui compte.  QUELQUES DATES-CLES XVIII ème et XVIIIème siècles: Création des teckels à poil long et dur  1840: début des inscriptions de teckels au livre des origines allemand.  1860: début des premiers élevages allemands d'importance.  1870: les teckels arrivent aux Etats-Unis.  1873: le teckel est reconnu par le Kennem club, en Grande Bretagne.  1875: à l'exposition du Crystal Palace, à Londres, un teckel remporte le Best in  show. 1879: rédaction du premier standard.  1881: création de l'English Daschund Club.  1883: première participation des teckels à l'exposition de Berlin.  1885: R.Cornell rédige le premier ouvrage sur les teckels.  1886: pour la première fois est inscrit au LOF (livre des origines français) un  teckel, appelé Clown. Il portait le n° 293 et avait été enregistré le 2 juillet.  1888: création du Deutscher Teckel klub.  1925: création du Club des Amateurs de Teckels français.  A PROPOS DE SON NOM...  "Chien de blaireau" (Bibarhund, en allemand), "chien de castor" (Dachshund)...  Tels sont les quelques dénominatifs que, par ses aptitudes, s’est attiré le teckel.  Mais d’où vient le nom teckel (qui, au passage, s’écrivait "tekel" au siècle dernier)  ? Certains ont avancé une hypothèse très controversée, qui ne sera  probablement jamais vérifiable: les hiéroglyphes inscrits sous un bas-relief  égyptien, qui remonte à la XVIII ème dynastie pharaonique (1500 ans avant Jéus-  Christ) et montre un chien aux pattes courtes, TQL. Rapprochées des mots  égyptiens "tekal" ou "tekar", signifiant "fougueux, plein de hardiesse", ces  inscriptions seraient, par déformation , l’ origine du mot moderne "teckel". Si elle  est séduisante, cette explication ne résiste guère à l’examen de l’histoire: le nom  de "teckel" n’a été donné au basset allemand que tardivement, alors que la  présence de ces chiens était signalée depuis le Moyen-Age.  Entre1986 et1989, les poil dur ont augmenté jusqu’à atteindre en 1991 le  maximum de naissances toutes catégories confondues de ces dix dernières  années (3379). On observera également que le nombre de poil ras reste  relativement stable  avec un nombre  identique en 1986 et  1995. Sur l’ ensemble,  les poil dur sont en  hausse et les poil long  en baisse. Le nombre  total de naissances est  légèrement en hausse:  on est passé de 4029  chiots en1986 à 4288  en 1995. A titre de  comparaison, il est né  en Allemagne 14208  teckels pour l’année  1992, 13404 pour 1993  et 14018 pour 1994.  Pour les inscriptions au  LOF (livres d’origines français), les chiffres provisoires de l’année 96 sont les  suivants :928 poil long , 483 poil ras et 2877 poil dur. Avant 1989, le bureau de la  SCC n’enregistrait pas les demandes de chiots .  Ces chiffres comprennent les trois grandes variétés, toutes tailles confondues. Au  palmarès des chiens les plus demandés, le teckel vient en 11 ème position, après  les bergers allemands - indémodables - et les golden retrievers, les grands  gagnants de ces dernières années en terme de popularité.  A PROPOS DES COULEURS DU TECKEL... A lire le standard, il apparait difficile de maitriser les couleurs du teckel qui se  rangent, selon la SCC, en trois catégories : les unicolores, les bicolores et les  arlequins. Parmi les premiers on trouve les robes fauves, fauve charbonné, fauve  charbonné marqué de marron, fauve charbonné marqué de marron et de fauve,  fauve bringé et sable bigarrées de fauve.  Parmi les bicolores se classent les robes noires marquées de fauve, les marrons  marquées de fauve et les bleues marquées de fauve. Dans la dernière catégorie,  celle des arlequins, on trouve les bleues bigarrés de noir et marquées de fauve et  les beiges bigarrées de marron et marquées de fauve.  En réalité, pour obtenir ces couleurs, il suffit de connaitre quelques règles.  D'abord, il faut savoir que la génétique des couleurs du teckel est dominée par un  gène, curieusement appelé "gène merle". Gène de dilution, le gène merle éclaircit  par endroit la couleur du poil. Ainsi, un teckel arlequin bleu est un noir et feu dont  le poil a été éclaircit par le gène merle ; un teckel arlequin rouge est un fauve  touché par le gène merle.  Ensuite, certains gènes sont récessifs ou dominants. Les premiers s'effacent  devant les seconds. Par exemple, la couleur fauve est domiante par rapport à la  couleur chocolat qui est recessive par rapport à la couleur noir et feu. On en  déduit facilement que les teckels chocolats ne sont pas les plus nombreux à venir  au monde. En toute logique, l'accouplement de deux noir et feu ne donne donc  jamais de fauve, celui de deux fauves donne - logiquement - une portée de 75%  de fauves et de 25% de noir et feu.  Le Teckel à poil ras En dépit de quelques  divergences sur les  origines précieuses du  teckel, tout le monde  s' accorde pour dire  qu'il s' agit d' une race  ancienne. Et on en  veut pour preuve un  bas relief égyptien ,  remontant à  la XVIII  ème dynastie  pharaonique (1500  ans avant Jésus  Christ).Cet ornement  architectural, exposé  au musée de Bulak ,  près de Thèbes ,  montre en effet  un  chien noir e feu aux  pattes courtes , allongé aux pieds du pharaon Thoutmès III .Selon le professeur  Dechambre , du muséum d'histoire naturelle , le teckel aurait été importé en  Égypte  par les Grecs t les Romains . là, ce lointain ancêtre aurait servi de chien  de garde tout au long du Moyen Empire (entre 2000 et 1700 avant Jésus  Christ).Pourtant , comment peut -on conclure de manière si péremptoire que le  chien basset représenté sur un vestige d'un passé vieux de plusieurs millénaires  est un teckel  ?  Certains chercheurs, comme le savant suisses W.Tschudy dans  son ouvrage Histoire du chien , publié en 1926, soutiennent que le nanisme ,  dérivé de différents types de races , est très répandu dans le monde entier .  Attribuer à la race teckel ce très lointain ancêtre égyptien serait alors pure  spéculation. Plus tard, au cours du Moyen-Age et jusqu'au XVIII ème siècle,  plusieurs ouvrages mentionnent des chiens bassets de chasse. D'une part dans  les écrits cynégétiques allemands, d'autre part dans la Vénerie , un ouvrage de  Jacques du Fouilloux, paru en 1561 dans un ouvrage de Fleming, le complet  chasseur allemand, édité en 1719, et enfin sur une gravure publiée en 1723.  Dans les premiers, on y parle de "chiens de castor" (Bibarhund) ou "chiens de  blaireau" (Dachshund), selon leur spécialité. S'il est difficile d'établir la filiation de  ces chiens avec le teckel actuel, il est certain en revanche qu'ils étaient  recherchés pour leurs qualités de terrier. A une certaine époque, ils ont même  bénéficié d'une loi promulguée par Dagobert I condamnant à une peine spécifique  ceux qui les volaient ou les tuaient. Dans l'ouvrage de Jacques du Fouilloux, des  chiens bas sur pattes et longs de corps, aux oreilles basses et à la queue  recourbée, sont représentés en train de s'escrimer sur un terrier. Ils étaient  utilisés pour chasser le blaireau, comme l'auteur le note: "Venus des pays de  Flandres et d'Artois, les uns sont à jambes torses et communément à court poil,  les autres à jambes droites et sont volontiers à grands poils comme barbets.  Ceux qui ont les jambes torses se coulent plus aisément en la terre que les autres  et sont meilleurs pour les blaireaux". Chez Fleming et sur la gravure de 1723, on  trouve des chiens à poil ras semblables aux teckels modernes, même s'ils  semblent plus lourds et plus trapus. D'où viennent ces chiens, très nombreux dans les campagnes ? Ils sont le plus  souvent les fruits d'une mutation génétique que l'homme s'est empressé d'utiliser  pour ses propres besoins. "La mutation qui donne des bassets est extrêmement  fréquente dans la race canine, elle peut même être artificiellement provoquée".  écrit René Depoux, ex-président du Club des amateurs de teckels, dans son  ouvrage , le Teckel, publié en 1977. Pour Faelli, le nanisme est également une  "déviation (qui) ne peut être que d'origine pathologique, comme le rachitisme,  apparu accidentellement chez quelques sujets et perpétué par l'intervention de  l'homme à qui elle était utile, sans quoi la sélection naturelle aurait fait disparaître  ces formes isolées". Le rapetissement de la race se poursuit actuellement, bien  que les velléités de grossir quelque peu le modèle standard émergent. Quoiqu'il  en soit, il est vraisemblable que le teckel descende des formes bassettes d'un  chien courant de robe foncée. Une première hypothèse, avancé par le docteur  Schaeme dans son étude Morphologie des Haushund Schaëdels (Morphologie du  crâne des canidés domestiques), corrobore cette idée: le teckel serait issu d'un  croisement entre une forme bassette d'un chien courant cette proche de l'actuel  Bruno du Jura et le pinscher, une race canine très ancienne noir et feu. Et comme  le remarque René Depoux, "la variété la plus ancienne du teckel est la variété à  poil ras noir et feu", variété à partir de laquelle ont été obtenus les teckels rouges  (spécialisés dans la chasse au blaireau). D'autres hypothèses existent, ici et là.  Selon un auteur anglais, Leighton, le teckel aurait comme ancêtre l'actuel basset  griffon vendéen, plus lourd que le teckel actuel mais d'un aspect proche du teckel  à poil dur. Il se dit également que le dachsbracke, un chasseur de lièvres, de  renards et de sangliers d'origine allemande, serait l'ancêtre du teckel. Philippe de  Wailly tient cependant pour peu probable cette théorie dans la mesure où le  dachsbracke, connu depuis la fin du XVIII ème siècle, serait plutôt issu du même  "tronc commun" que le teckel. Le dachsbracke "pourrait même être issu d'un  croisement de teckel et de braque allemand...".  Le Teckel à poil long Plus connue, l'origine du teckel à poil long tient à un contexte particulier. Au XVI  ème siècle, en effet, les princes allemands  ont désiré un chien apte à la chasse et au  dressage. Grâce aux travaux de R. Klotz,  on connaît aujourd'hui les deux grandes  familles de teckels à poil long. La première  a été précisée vers 1850 par un forestier de  la cour d' Anhalt-Dessau, A.W. Leopold  Wöpke, d'où le nom de "race de Wöpke".  Issue de croisements entre des petits  épagneuls allemands, des spaniels anglais  et des teckel à poil ras et dur effectués sous le règne de Johann Georg II (1660 - 1693),  cette race a été systématiquement  entretenue par la suite. La deuxième famille  dite "race de Rangger" du nom de son  créateur, est issue de la cour royale de  Bavière. A l'époque, le roi Maximilien 1er de  Bavière a favorisé par goût personnel le  développement des teckels à poil long noir  et feu. En 1858, un forestier de la cour ,  Joseph Rangger, est parvenu à fixer la  race, lui donnant pour affixe "vom  Kaiserhaus", l'un des premiers connus de la lignée.  Une mention particulière doit être faite pour le kaninchen, créé par les Allemands  il y a une quarantaine d'années pour la chasse au lapin (kaninchen veut dire petit  lapin en allemand). Sa petite taille (tour de poitrine, 30 cm au maximum, poids  inférieur à 3.5 kilos) lui permet en effet de pénétrer dans les terrains les plus  petits, contrairement aux teckels standard. Pourtant, en dépit de sa vivacité et de  sa capacité à se faufiler à peu près partout, le kaninchen est devenu  essentiellement un chien de compagnie, apprécié des personnes âgées.   En 1908, un club spécifique, le Verband Deutscher Gebrauchsteckel Klub, a été  créé pour le kaninchen et le teckel nain avant de rejoindre dans les années 30 le  Deutscher Teckel Klub. Dès la première année, il comptait 243 inscriptions. C'est  dire l'engouement pour les petits frères des teckels!  Le teckel à poil dur  L'élevage aux XVII ème et XVIII ème  siècles n'étant pas codifié, aucun  document ou presque ne subsiste qui  puisse nous aider à déterminer l'époque  où les premiers teckels à poil dur sont  apparus. Toutefois, il est vraisemblable  que le teckel à poil dur est né d'une série  de croisements entre le teckel à poil ras,  le schnauzer (chien d'écurie allemand),  le dandie dinmont (voire le scottish) et le  pinscher. Ce qui pose problème. Car la  multiplicité des croisements, voulu par  des sélectionneurs plus sensibles à  l'utilisation qu'à la morphologie, n'a pas  toujours été heureuse.   Aujourd'hui encore, le teckel à poil dur  présente des caractéristiques peu  conformes au types teckel. "De son  origine un peu anarchique, écrit ainsi  René Depoux, apparaissent encore  quelquefois des héritages fâcheux: poil  mou sur la tête du Dandie-dinmont, tête  courbe du pinscher, épaule trop oblique  du schnauzer et aussi, avec le mordant  du schnauzer, une propension à ne pas  crier sur la voie". Reste tout de même que le teckel à poil dur représente  aujourd'hui la majorité des naissances de teckels en France (69 % en 1992, 67 %  en 93, 70 % en 94 et 67 % en 95). Ses qualités cynégétiques font de lui un  chasseur de blaireaux et de renards hors pair. Philippe de Wailly avance à cet  égard une hypothèse intéressante sur les conditions et les raisons de la création  du teckel à poil dur: "Il est probable que les forestiers des princes bavarois  cherchèrent très tôt à créer une race de chiens de terrier à partir du teckel à poil  ras déjà existant. Les critère esthétiques n'entrant pas en ligne de compte, des  croisements furent opérés avec des bassets griffons, des schnauzers ou des  pinschers. Le chien ainsi obtenu possédait un poil dur mieux adapté aux difficiles  conditions de la chasse sous terre ou dans les terrains broussailleux".  Malheureusement, l'aspect esthétique du teckel à poil dur laissant à désirer,  certains éleveurs, à la fin du XIX ème siècle, tentèrent des croisements avec le  Dandie-dinmont terrier. Ce qui a eu pour conséquence de favoriser, comme nous  l'avons déjà indiqué plus haut, l'apparition de poil mou sur la tête et le corps.    L’ensemble de ce site relève des législations françaises et internationales sur le droit d’auteur et la propriété intellectuelle. Mentions Légales